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Essai : Volvo XC90 T8 Twin Engine Geartronic 8 Inscription Luxe, le SUV hybride venu de Suede

Essai : Volvo XC90 T8 Twin Engine Geartronic 8 Inscription Luxe, le SUV hybride venu de Suede

15 commentaires 📅12 juillet 2016, 07:57

Nous avions eu l’opportunité de prendre en main le Volvo XC90 D5 lors de sa présentation en France. Nous avions grandement apprécié ce gros SUV marquant le renouveau de la marque suédoise, devenant plus premium et distillant un charme bien à elle. Volvo France a décidé d’effacer le moindre doute s’il y en avait sur la très bonne direction que prend le constructeur scandinave, en nous confiant le summum de sa gamme actuelle : le XC90 T8 hybride dans sa finition Inscription Luxe.

Volvo XC90 T8

Volvo XC90 T8 Twin Engine Geartronic 8 Inscription Luxe : Design et vie a bord

Design exterieur : un charisme sans ostentation

Il occupe la place ! Tant par ses dimensions (l.4,95 m, L.2 m, H1.77m) que par sa prestance : élégant et impressionnant, le regard acéré, il n’est pas pour autant agressif. De même, il est élégant sans verser dans l’ostentation. Il est plus proche de ce que peut dégager l’aristocrate Range Rover, LA référence des SUV de luxe, plutôt que les concurrents allemands plus dynamiques et même sportifs. Il respire la parfaite qualité de construction, la solidité. Les poignées de portes cerclées d’aluminium, ses barres de toit en alu, les feux avant très travaillés en sont les exemples.

Volvo XC90 T8

Les ailes arrière sont très marquées, mises en exergues par les feux arrière, qui reprennent la signature habituelle des Volvo. Le becquet au dessus du hayon est parfaitement intégré. On note que les extensions d’ailes sont ici peintes, ce n’est pas le cas pour tous les XC90. Pourtant cela améliore le look et la qualité perçue.

Habitacle : moderne, design, et chaleureux

La partie intérieure est encore plus intéressante : le design scandinave rencontre la chaleur du salon britannique. L’expérience commence dès la clé de contact, gainée de cuir identique à celui des sièges. C’est bien, sobre, et les alliances de couleurs ainsi que les matériaux employés valorisent grandement ce Volvo XC90 : cuir Nappa, aluminium, bois non vernis… la finition et la qualité d’assemblage sont sans faille. Les sublimes sièges électriques à mémoire, chauffants (y compris à l’arrière) et ventilés se règlent dans tous les sens pour vous permettre de trouver une position sur mesure, en concordance avec le luxe raffiné du XC90. Les commandes sont claires et agréables à manipuler comme le sélecteur de la boite de vitesses, translucide et alu. L’écran média est simple et intuitif à utiliser : aussi simple que la tablette d’Apple ! Chaque fonction a son icône : ici, pas de menus à multiples tiroirs qui vous empêchent de regarder la route éternellement… Le bloc compteurs se plie à la mode actuelle de l’instrumentation digitale. Si le système Volvo est loin d’être aussi poussé que l’Audi Virtual Cockpit, vous avez néanmoins le GPS qui s’affiche entre la compte tours et le tachymètre.

Volvo XC90 T8

La qualité de construction de l’ensemble est exemplaire, surtout avec le cuir étendu sur la planche de bord, et le haut des contre-portes. L’insonorisation exceptionnelle : seuls subsistent quelques légers bruits de roulement, mais la mécanique et les bruits aérodynamiques sont étouffés. Cela vous permet de profiter du système audio Bowers & Wilkins (option à 3 400 €), in-con-tour-na-ble !

Peu adepte des SUV, je l’avais trouvé très beau lors de sa prise en main en finition Kinetic et Mementum, mais il l’est encore plus en Inscription Luxe avec ses petites ajouts (passages de roues peints, chrome complémentaire). En revanche on aurait aimé des signes distinctifs pour cette version T8 qui coiffe la gamme, avec sa forte puissance et ses performances nettement supérieures: sorties d’échappements spécifiques, ou pare-chocs remaniés par exemple… Peu importe, il est bien comme tel, et il devrait bien vieillir, aucun parti pris stylistique n’ayant été pris, en dehors de la signature lumineuse avant qui reprend la forme du marteau de Thor, qui se généralise sur toute la gamme Volvo.

Volvo XC90 T8

A noter que le Volvo XC90 est toujours livré avec ses 7 places, et que les deux places dans le coffre sont de vraies places confortables ! En mettant trois hommes de 1.8 m les uns derrière les autres, la place disponible aux genoux est très suffisante ! Le volume de coffre restant est suffisant pour partir en weekend (environ le volume du coffre d’une VW Golf). Les passagers de la banquette arrière profitent d’une climatisation, de sièges chauffants et de la possibilité de régler l’inclinaison du dossier ainsi que la longueur d’assise. Les passagers du coffre sont moins choyés, mais ont un espace de rangement, un porte gobelet et une buse de ventilation chacun.

Volvo XC90 T8

Volvo XC90 T8

La conduite : une experience a vivre

Je ne vais pas vous parler de mise en appui, de freinage, de caractère moteur… Non, un Volvo XC90 T8 ne se conduit pas, il se vit et j’ai envie de vous parler de cette expérience.

Pour la première fois, sur autoroute, je n’ai pas eu l’envie de relier le plus vite possible un point A à un point B. Pas pour la vitesse, simplement pour ne pas perdre de temps avec la conduite monotone et ennuyeuse de l’autoroute. Je me suis laissé emmener par cet attachant compagnon qu’est le XC90, que je n’ai pas eu envie de brusquer pour profiter de chaque minute passer à son volant. Sans m’endormir, car vous avez beau être dans un cocon douillet, vous n’êtes pas coupé de la route et c’est une bonne surprise : le Volvo XC90 T8 n’est pas suspendu sur un coussin d’air. Malgré ses suspensions pneumatiques, le retour d’information est bon, ce qui permet de créer une relation de confiance, non négligeable à bord d’un engin de plus de 2 mètres de large ! La direction aussi renvoie son lot d’informations, ce que nous n’attendions pas. En parlant de direction, il faut noter que le Volvo braque étonnamment court, facilitant les manœuvres et les demi-tours. Les 402 ch cumulés (320 ch du bloc 2.0T essence et les 82 ch du moteur électrique) délivrent 640 Nm (400 et 240 Nm), et promettent de bonnes performances, mais les 2 350 kg à vide du géant suédois sont un handicap… Peu importe, là n’est pas le sujet ! La route de nuit accentue encore le sentiment de sécurité et de bien-être qui prédomine à l’intérieur du XC90. Les lumières d’ambiance peuvent se changer selon votre humeur, le volant peut devenir chauffant, l’appui tête vous maintient sans avoir à basculer vos occiput en arrière.

Volvo XC90 T8

Vous vous demandez si l’hybridation de la motorisation apporte une plus-value à la conduite du géant suédois : oui. Même si en conditions autoroutières le moteur électrique laisse le champ libre à son homologue thermique, lors des phases d’accélération il apporte son soutient immédiat, tandis qu’en ville il se révèle idéal en reprenant la main. L’autonomie atteint les 30 km, suffisant pour éviter une consommation forcément excessive en cycle urbain. En revanche, pour obtenir la charge maximale des batteries, il vous faut impérativement brancher votre Volvo sur secteur. La recharge automatique en roulant n’excède pas 30% : vraiment faible. Le système e-tron d’Audi est supérieur sur ce point : plus d’autonomie et surtout se recharge jusqu’à 100% relativement rapidement, rien qu’en roulant en thermique.

Volvo XC90 T8

La consommation globale enregistrée lors de notre essai nous a agréablement surpris : 10.6 l/100 km. Compte tenu du poids, du moteur thermique à la cylindrée faible par rapport à ce poids, et au profil plutôt propre à pousser l’air qu’à le fendre, on s’attendait au bas mot à une consommation de l’ordre de 13 à 14 l/100. Le pari de l’hybridation est donc gagné pour Volvo, qui nous propose avec le XC90 T8 un SUV consommant, et donc polluant, peu en regard de sa taille, sa puissance, son poids.

Volvo XC90 T8

Conclusion : on l’ adore !

Niveau Tarif, le Volvo XC90 T8 Inscription Luxe n’est pas donné… A 90 340 €, il est très bien équipé, ce qui n’est pas toujours le cas de ses concurrents, qui finalement, seront plus onéreux pour un niveau d’équipement et de finition équivalents. Notre modèle d’essai s’échange en neuf contre 98 260 €. A ce prix là vous avez tout ! Chez Range Rover vous débutez les tarifs à 97 300 €, tandis que le Audi Q7 e-tron quattro Avus Extended, coûte 99 500 €. En dehors de ces considérations tarifaires, nous conseillons vivement ce Volvo XC90 T8 pour son charme, sa cohérence et son confort. On notera que l’image controversée des SUV semble ne pas atteindre le Volvo, qui aura attiré des regards curieux et impressionnés, jamais agressifs. Je dois vous avouer que je l’ai rendu à contre-cœur chez Volvo France.

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A propos de l'auteur

Guillaume Lescaroux
Guillaume Lescaroux

Passionné d'automobile depuis sa plus tendre enfance, Guillaume a toujours rêvé de pouvoir la partager avec toute personne sensible à ce secteur. Pilote à ses heures perdues, il a pris le volant pour Sport Auto lors de la saison 2011 de la Caterham Academy France.

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