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Essai : Renault Zoe Zen

Essai : Renault Zoe Zen

4 commentaires 📅22 juillet 2015, 08:07

Il y a peu de temps j’ai eu l’occasion de conduire la Renault Zoé. Alors qu’elle est en phase d’acquérir un nouveau moteur la rendant plus performante, j’ai pu prendre le volant de la première génération de la compacte électrique en finition Zen grâce à notre partenaire Renault Paris Picpus.

Renault Zoe : Design et vie a bord

Design exterieur

La Zoé est en quelque sorte le pendant électrique de la Clio. Il s’agit donc d’une compacte pouvant accueillir 4 passagers adultes dans des dimensions faites pour se faufiler facilement en ville.

Pour la différencier de la Clio, la Zoé a son propre design, plus « futuriste » avec des optiques bleues étirées à l’avant pour souligner le côté « électrique ». Le Losange sur le capot avant est également bleu métallisé.

Renault Zoé

Renault Zoé

C’est derrière ce dernier que se trouve la trappe de recharge. On retrouve également ce côté bleuté au niveau des feux arrière et du logo du constructeur. Le profil, lui, est effilé toujours pour ce côté futuriste.

Renault Zoé

Renault Zoé

La Zoé est relativement « haute sur patte » (1,57m) pour ce type de véhicule afin de pouvoir disposer les batteries sous les sièges arrière. La proue est plutôt agréable à regarder grâce à un travail intéressant effectué sur les feux en forme de losange.

Renault Zoé

Renault Zoé

La compacte électrique profite de jantes spécifiques bicolores argent et taupe métallisé. Côté couleurs de carrosserie vous pourrez choisir entre blanc, bleu clair métallisé, gris métallisé et noir.

Vie a bord

L’habitacle est lui aussi spécifique à la Zoé. On retrouve des couleurs « zen », ici taupe et blanc. Les compteurs sont remplacés par un écran permettant de voir sa vitesse, le niveau de la batterie et un compteur qui permet de voir sa consommation d’électricité lors de l’accélération mais également la récupération lors du freinage. On retrouve des touches de bleu métallisé sur le volant et le tableau de bord. Sur ce dernier, côté passager, une forme intrigue. Il s’agit d’un diffuseur de parfum. C’est le seul modèle de la gamme pourvu de ce dispositif. Selon Renault, ce « ioniseur d’air » aurait des vertus apaisantes. Les sièges sont en téflon, ils sont déhoussables et lavables. Plutôt une bonne idée. Esthétiquement, l’ensemble est réussi. On regrette seulement l’utilisation de plastiques durs sur l’ensemble qui nuit un peu à l’ensemble mais s’explique par la volonté du constructeur de conserver un tarif attractif.

Renault Zoé

Renault Zoé

Renault Zoé

Renault Zoe : essai routier

La Renault Zoé est 100% électrique. Ainsi contrairement à un Outlander PHEV ou une A3 Sportback e-tron, elle ne peut se recharger en roulant. Avant d’en acheter une, il vaut donc mieux être sûr de pouvoir la brancher chez soi, au bureau ou à proximité. Sachez d’ailleurs qu’il est possible de brancher la Zoé sur les bornes Autolib, Bluely (à Lyon), Blueclub (Bordeaux)… sans compter les bornes des parkings publics et celles des supermarchés. Il existe désormais des opportunités même pour ceux habitant en ville, dans des appartements de posséder un véhicule 100% électrique.

La Zoé est plutôt agréable à conduire. Grâce à son moteur électrique, elle se montre très silencieuse, on entend seulement un léger sifflement, voulu pour alerter les piétons de sa présence. De plus, il s’agit d’un véhicule électrique, donc pourvu d’une boite automatique ce qui n’est pas pour déplaire dans la circulation parisienne. Les suspensions sont souples, absorbant de façon efficace les ralentisseurs et autres irrégularités de la route.

Renault Zoé

Ce qui surprend en la conduisant, c’est son système de freinage. Sur d’autres modèles électriques ou hybrides, la régénération se fait surtout lorsque le conducteur retire le pied de accélérateur et d’une moindre façon au freinage permettant de limiter la consommation de plaquettes de frein et de créer un effet « frein moteur » alors que sur la Zoé toute la récupération d’énergie se fait au freinage. On a donc un effet stoppant très faible au début du freinage obligeant à forcer plus sur la pédale. Lorsqu’on prend cette voiture que ponctuellement comme ça a été mon cas, ça peut avoir un côté « dangereux », la voiture de devant se rapprochant vite, trop vite ! Le temps de s’y habituer le freinage est donc un peu aléatoire, souvent brutal… !

Je ne peux pas parler de véhicule électrique sans parler de son autonomie. Sachez que j’ai pris la Zoé alors qu’elle n’était pas chargée à 100%, il y avait environ 80% de la batterie chargée. Au démarrage, une autonomie de 120 km m’est annoncée. Selon la saison et les conditions de circulation, il est possible de faire entre 100 et 150 km. Si on en croit le cycle NEDC, on peut même aller jusqu’à 200 km mais ça c’est l’idéal parfait. Avec la Zoé, j’avais planifié un parcours de 90 km alliant ville, périphérique et autoroute avec des arrêts obligeants à couper le moteur. Avec une prévision de 120 km, je m’inquiétais un peu de ne pas aller au bout n’ayant ni abonnement aux réseaux publics, ni possibilité de charge à mon domicile. J’ai donc été globalement raisonnable en évitant les « kick down » sur la pédale d’accélération. J’ai également fait attention à rouler à 90-100 km/h sur autoroute car au-delà des 100 km/h, la batterie se vide très vite. Lorsque j’ai rendu l’auto, il restait 40 km. Autrement dit, non seulement, le calcul de l’autonomie est plutôt fiable mais en plus j’ai même réussi à suffisamment régénérer la batterie pour faire quelques kilomètres additionnels ! Une bonne nouvelle donc et de nature à rassurer ceux craignant de tomber sans cesse en panne avec un véhicule électrique.

Acheter une Renault Zoe

La première chose à savoir quand on achète un véhicule électrique c’est qu’il bénéficie d’un bonus important. Sur la Zoé c’est 6300 € qui viennent se déduire de la facture. Plutôt intéressant. Ensuite, compte-tenu des contraintes de ce véhicule qui ne permet pas de voyager, la demande reste encore assez faible donc il est relativement facile d’obtenir une remise de la part de votre concessionnaire. De plus, Renault oblige ses distributeurs a avoir au moins un véhicule de la gamme ZE en exposition et à l’essai. C’est bien entendu sur la Zoé, modèle le plus intéressant de la gamme que le choix de ces concessionnaires se porte. Ce qui permet là aussi d’obtenir un véhicule moins cher que s’il faisait une commande traditionnelle. Au final, notre modèle d’essai, vendu comme véhicule de démonstration chez Garages Nation, s’affiche à seulement 13 490 € avec moins de 5 000 km au compteur alors que la Zoé dans cette finition s’affiche normalement à 23 200 € ou 16 900 € si l’on tient compte du bonus. C’est donc une offre plutôt intéressante même s’il ne faut pas oublier qu’il reste la location de batterie chaque mois à ajouter d’une valeur de 49 €.

La citadine électrique peut également se trouver en occasion. Ainsi, actuellement on peut en trouver en France à partir de 9 290 € en finition Zen (la moins chère donc) avec moins de 15 000 km au compteur et jusqu’à 19 900 € en finition Intens (la plus chère) avec moins de 10 000 km réalisés.

Conclusion

La Renault Zoé n’a pas à rougir d’exister. Elle a aujourd’hui pleinement sa place sur un marché où l’offre est encore trop faible et offre par rapport à sa principale rivale la Leaf, leader du segment, l’avantage d’être esthétique ! Son autonomie permet de s’en servir facilement au quotidien sans craindre la panne et saura se rendre indispensable pour ceux qui font moins de 150 km par jour, qui ont la possibilité de se recharger facilement (on l’a vu plus tôt, cela devient de plus en plus aisé) et qui ont en parallèle un autre véhicule permettant de voyager. Car non, il faut bien le dire, il n’est pas envisageable de faire de la route avec ! Entre le fait qu’il ne faille pas rouler vite pour économiser la batterie, l’insuffisance de bornes de recharge rapide sur le territoire, même des distances raisonnables deviendront la pire des tortures !

Ce qu’on a aimé : le fait de ne pas avoir à passer à la pompe, son confort, son design, son autonomie, la pompe à chaleur qui permet d’économiser sa batterie en ne faisant fonctionner la clim/chauffage qu’occasionnellement. Ce qu’on a moins aimé : la qualité des matériaux à l’intérieur, la recharge sur 220V sans prise renforcée trop lente (plus de 15h si la batterie est vide contre moins de 10h chez certains concurrents).

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A propos de l'auteur

Elodie Delion Lescaroux
Elodie Delion Lescaroux

Après une formation marketing en école de commerce, je me suis orientée vers les métiers du web et de l'auto. J'ai travaillé durant 3 ans en tant que chef de projet et community manager chez Digital Dealer, agence web destinée aux distributeurs automobiles. Depuis je suis directeur marketing d'un groupe de distribution automobile parisien. Rédactrice de 2010 à 2013 pour Web&Luxe.com, j'ai finalement décidé de monter mon propre blog pour partager avec vous ma passion.

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