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Essai Porsche Cayenne S 2018

Essai Porsche Cayenne S 2018

1 commentaire 📅17 mai 2018, 08:06

Lancée fin de l’année 2002, le Porsche Cayenne a et reste une franche réussite ! Pourtant à l’époque personne n’aurait prédit un tel succès au SUV Allemand. Et pourtant force est de constater que le Cayenne est devenu un des piliers de la marque d’outre-Rhin. Il y a en tout plus de 770 000 exemplaires qui se sont commercialisés avec les deux premières générations. Attention tout de même puisque la concurrence est devenue très féroce sur ce lucratif segment et c’est pour cela que ce nouveau Porsche Cayenne de troisième génération aura fort à faire et ne devra pas louper le coche. Grâce au Centre Porsche Roissy (que nous remercions pour le prêt du véhicule mais également l’accueil toujours aussi sympathique) nous avons pu essayer l’incontournable SUV Allemand dans sa déclinaison S. Alors ce nouveau Cayenne tient-il toujours sa place en haut de liste ? Réponses !

Porsche Cayenne S

Porsche Cayenne S 2018 : Design et vie à bord

Design extérieur

Esthétiquement, il est bien difficile de faire la différence entre la précédente génération et celle-ci sauf au niveau de la partie arrière. Les feux ont énormément évolué tant en forme qu’en finesse et Porsche a installé le bandeau (ayant une bande lumineuse lorsque les feux sont allumés et qui accueille le nom de la marque) reliant les deux optiques déjà aperçu sur la Panamera.

Porsche Cayenne S

Porsche Cayenne S

Ce nouveau coup de crayon est ce qui se remarque le plus sur l’arrière mais en y regardant d’avantage on s’aperçoit aisément que l’ensemble s’est affiné à l’image des feux.

Porsche Cayenne S

Concernant le profil et l’avant de l’auto, il faudra franchement être connaisseur afin de distinguer les deux générations et c’est ce que voulait Porsche en ne faisant pas vieillir prématurément les SUV de seconde génération (comme cela avait pu être le cas lors de la précédente passation). Toutefois si on regarde la fiche technique de ce Porsche Cayenne S on s’aperçoit que son toit est plus bas de 1 centimètre et qu’il est également plus large au niveau des voies (plus 2 centimètres). Ce « new » Cayenne conserve la force qui avait fait son succès jusque-là, son allure sportive.

Porsche Cayenne S

Il faut dire que côté sportif, notre Cayenne S d’essai n’en manque pas puisqu’il est équipé des élargisseurs d’ailes peints en couleur carrosserie et également de jantes optionnelles RS Spyder Design de 21 pouces.

Porsche Cayenne S

On note la fuite de pavillon bien plus marquée qu’auparavant ce qui amplifie se sentiment de sportivité tout comme la face avant qui ressemble d’avantage à celle du petit frère, le Porsche Macan.

Porsche Cayenne S

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D’ailleurs on retrouve beaucoup de similarité entre le style de ce Cayenne 3 et le Macan qui est lui aussi un véritable succès commercial. Inutile de le préciser mais la qualité des matériaux et l’assemblage sont aux standards de la marque, du vrai « made in Porsche » !

Porsche Cayenne S

En résumé et si on regarde bien à deux fois le dernier venu, on s’aperçoit que les lignes se sont musclées, affirmées et offrent une belle prestance. Un vrai SUV Allemand sportif et de luxe comme on peut les aimer.

Porsche Cayenne S

Habitacle

Si au niveau de l’extérieur il fallait regarder à deux fois avant de distinguer les nouveautés de ce nouveau Porsche Cayenne S, à l’intérieur de l’habitacle c’est tout l’inverse. On ne dira pas que c’est le jour et la nuit mais ce nouvel opus fait un gros pas en avant. Modernité, sobriété et qualité seront les maîtres mots dans cet habitacle qui est magnifique.

Porsche Cayenne S

Comme on peut s’en douter, Porsche est le champion de la rentabilité et on retrouve le mobilier de la berline Panamera dans ce nouveau véhicule. Ce n’est pas un reproche, bien au contraire car l’ensemble est vraiment très réussi et la présentation plus que flatteuse.

Porsche Cayenne S

On soulignera le bas de cette console qui se pare d’un  matériau noir brillant du plus bel effet.

Porsche Cayenne S

On adore les 4 commandes de ventilation qui sont de couleurs aluminium ce qui amplifie le sentiment de noblesse mais aussi de sportivité. Pour parfaire le tableau, l’ensemble est tactile.

Porsche Cayenne S

Cet ensemble se retrouve aussi à l’arrière puisque nous avions l’option climatisation 4 zones.

Porsche Cayenne S

Si nous devons être tatillons, le noir brillant flatte la rétine mais retient aussi énormément les traces de doigts. Pour les personnes un peu maniaques comme nous, mieux vaudra toujours avoir sa petite microfibre à portée de main ! L’ergonomie s’est également largement simplifiée notamment grâce au large écran tactile de 12,3 pouces qui trône au centre de la planche de bord.

Porsche Cayenne S

J’avoue qu’il m’aura fallu une dizaine de minutes avant de maitriser le système d’info divertissement. Celui-ci se montre intuitif mais les menus sont vastes et nombreux. Il faudra quelques temps avant de toujours savoir où se trouve la commandes choisies. On soulignera le coté visuel de l’interface qui fait appel à de nombreux logos « parlant » afin de simplifier la navigation et accéder rapidement à l’interface souhaitée.

Porsche Cayenne S

De série, le Cayenne 3 met les petits plats dans les grands et devient très connecté puisque le système de navigation GPS est en ligne, on reçoit les données d’Info trafic en direct et le Wifi est disponible. Ultra connecté le SUV Allemand et même vocal puisqu’il est maintenant possible de demander oralement des fonctions et le véhicule s’exécute ! Oui mais il ne faudra tout de même pas oublier de mettre une carte SIM pour que tout cela fonctionne. Notre modèle d’essai parfait sa garde-robe en adoptant le Pack Sport Chrono remarquable par la présence du chronomètre sur le haut du mobilier et qui habille et augmente le sentiment de sportivité.

Porsche Cayenne S

Avant même l’installation derrière le volant réglable, on apprécie le siège électrique qui recule et le volant (option du pack Accès Confort) qui se soulève afin de s’installer aisément dans l’habitacle tout comme le cuir étendu sur la planche de bord qui flatte la rétine.

Porsche Cayenne S

Ensuite, on retrouve tout de suite ses marques mais aussi l’univers Porsche avec l’inévitable compte-tours (analogique) central entouré de ses quatre compères digitaux (7 pouces chacun) qui permettent d’afficher une multitude d’informations comme par exemple le GPS.

Porsche Cayenne S

Porsche Cayenne S

La position de conduite est quant à elle excellente notamment grâce au siège en cuir bénéficiant d’une commande électrique. Impossible de ne pas trouver « sa » position à bord du Porsche. Il en est de même à l’arrière puisque l’habitacle profite de 6 centimètres de plus que l’ancien opus et ce sont principalement les passagers se situant sur la banquette coulissante (sur 16 centimètres) qui en profitent avec un excellent espace aux jambes et une garde au toit se permettant d’accueillir même les grands gabarits. La luminosité est omniprésente tant à l’avant qu’à l’arrière du Porsche notamment grâce au grand toit ouvrant vitré et panoramique (en option).

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Le coffre est lui aussi en net progression avec un volume qui augmente de 100 litres pour offrir au total 770 l (voir 1 710 litres une fois la banquette arrière rabattue).

Porsche Cayenne S

Découvrez l’habitacle du Porsche Cayenne S grâce à notre 360 degrés :

En conclusion, l’habitacle du Porsche Cayenne S est une véritable réussite tant sur la qualité, que sur la présentation flatteuse que sur l’ergonomie. En résumé, une réussite !

Porsche Cayenne S

Porsche Cayenne S 2018 : essai routier

Le Cayenne fut le pionnier des SUV sportif et en tant que Porsche on l’attend forcement de pied ferme sur ce terrain ! Pourtant ce n’est pas la première impression qui ressort du véhicule au premier abord. En sortant de la concession du Centre Porsche Roissy, je remarque principalement le silence de fonctionnement du V6 biturbo mais aussi la souplesse et la quasi transparence des changements de vitesses de la boite Tiptronic à 8 rapports.

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Et oui, Porsche a installé une boite automatique Tiptronic au lieu de la fabuleuse PDK mais rassuré vous, celle-ci fait particulièrement bien le travail. Ce sentiment de confort et de calme est encore renforcé lorsque je m’incère sur l’Autoroute A1 en direction de la capitale. Malgré sa carrure de déménageur, aucun bruit aérodynamique ne vient parasiter le calme de l’habitacle. On sent clairement que les ingénieurs Allemands ont lourdement travaillé sur ce point et que de nombreuses trouvailles aérodynamiques (cachées) font le « boulot ».

Porsche Cayenne S

Les suspensions sont aussi à mettre en avant de par leur travail mais aussi l’aide qu’elles apportent au confort de l’auto. Notre Cayenne d’essai est équipé de l’option suspension pneumatique adaptative et c’est très appréciable notamment sur la fin de l’A1 où la chaussée est ornée de « cratères ». En ville, le constat est le même si ce n’est qu’en plus nous apprécions le rayon de braquage de l’auto. Même si le Cayenne 3 a grandi de 6 centimètres, le système de roues arrières directrices optionnelles apporte un énorme plus tant en ville qu’en conduite sportive. Rappelons que ce système fait pivoter les roues arrière dans le même sens que les avant au-dessus de 80 km/h et en sens inverse en dessous de cette vitesse. A mon sens, cette option est indispensable notamment pour les citadins. Dans la circulation le SUV de Porsche se comporte facilement et son gabarit ne l’encombre pas. En revanche, cela change dès lors que vous vous rendez dans les incontournables parkings souterrains payants de Paris mais salvateurs pour les boucliers de votre belle ! Et là, j’avoue avoir transpiré. Certes, je ne connaissais pas forcément parfaitement le gabarit de l’auto mais le « gros » Cayenne m’a donné du travail tant aux niveaux des rétroviseurs que des caméras avant et arrière. Il faut dire qu’avec ses 4,92 mètres de long, ses 1,98 m de large et sa hauteur de 1,70 mètre, le dernier né de la firme de Stuttgart n’est pas vraiment « une crevette » !

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Heureusement grâce aux multiples aides et « bip » (parfois plus stressant qu’aidant) la carrosserie et les jantes de notre belle Allemande s’en sont parfaitement sorties. De retour sur l’A1 je ne peux m’empêcher de tourner la molette de sélecteur et passer en mode Sport puis Sport Plus afin de tester les reprises du SUV sportif. Et là, les si discrets V6 et boite Tiptronic changent de tempérament. La boite rempile trois rapports et le bouilleur de 440 chevaux font bondirent ce Cayenne S en un instant à des vitesses proscrites. Voilà enfin un des premiers éléments du côté sportif de l’auto ! C’est ensuite sur le réseau secondaire autour de Chantilly et de Mortefontaine que j’ai titillé le Cayenne.

Porsche Cayenne S

Jusque-là je me disais qu’il avait vendu son âme de sportif sur l’Hôtel du confort mais pas du tout. Dès que le rythme s’accélère, le V6, la boite, le châssis et les suspensions font des merveilles. Le bloc thermique biturbo si discret jusque-là se met à émettre de flatteuses vocalises et la boite Tiptronic égraine les rapports à vitesse « grand V ». Quant aux suspensions, elles font le travail parfaitement car rappelons qu’avec les suspensions pneumatiques adaptatives, il y a le PASM. Les roues directrices si indispensables en ville participent elles aussi au plaisir en conduite soutenu quant à la direction, via le petit volant à la large jante, elle se montre plutôt précise mais pas aussi impressionnante que le reste de l’ensemble.

Porsche Cayenne S

Après ce petit exercice, on comprend rapidement la fiche technique et notamment les performances du 0 à 100 km/h expédié en 4,9 secondes/ 5,2 S.

Porsche Cayenne S

Que les propriétaires de sportives comme la mythique 911 ou les 718 Boxster ou Cayman se rassurent, le comportement sportif de ce Cayenne est de au top pour un SUV mais pas encore au niveau d’une véritable sportive. Finalement ce nouveau Cayenne qui, au départ se montrait si « pépère » et confortable, sait aussi tenir parfaitement son rôle de SUV sportif. Il est surprenant car d’un côté il fait preuve d’un confort et d’une insonorisation digne d’une limousine et de l’autre il offre un tempérament de feu avec des performances et des sensations de premier ordre.

Découvrez notre essai en vidéo :

Le Porsche Cayenne S est donc toujours et véritablement une « vraie » Porsche et conserve ce comportement sportif tout en ayant ajouté une corde à son arc avec son style « limousine » au quotidien. Bravo aux équipes de Porsche !

Porsche Cayenne S

Acheter un Porsche Cayenne

Forcément sur ce point, c’est là que cela va fâcher ! Ce Cayenne reste une Porsche et qui dit Porsche dit voiture de luxe et forcément tarif allant en face. De plus, la liste des options est toujours aussi coûteuse et longue. Le tarif de base du nouveau Porsche Cayenne débute à partir de 77 184 Euros et vont jusqu’à 141 744 Euros pour la déclinaison Turbo. Au milieu se situe la version S qui est proposée à partir de 94 464 Euros. Par ailleurs, la gamme va bientôt se compléter d’une déclinaison hybride nommée Cayenne E-Hybrid. Comme vous aurez pu le constater en lisant les « quelques » lignes de notre essai, notre Cayenne S est très bien optionné et est disponible au tarif de 122 500 Euros (pour 7 500 kilomètres) au Centre Porsche Roissy.

Porsche Cayenne S

Conclusion

Pour répondre à la question en préambule de cet essai, oui le Porsche Cayenne tient toujours sa place voire la conforte avec ce troisième opus. Au-delà de sa qualité de présentation de son habitacle luxueux et sportif de haut vol, il faut surtout retenir son double caractère. Il sait se montrer docile au quotidien et également se muer en voiture plaisir. Un coup de Maître que réalise Porsche sur son SUV star ! Dans ce segment devenu si concurrentiel, le Porsche Cayenne continue de tenir sa place au sommet mais pour cela il faudra tout de même choisir certaines options indispensables comme les roues directrices ou encore les suspensions pneumatiques avec le PASM et cela a un coût ! Nous tenons encore à remercier le Centre Porsche Roissy pour le prêt de ce Cayenne S.

Porsche Cayenne S

On aime : la planche de bord et la présentation de l’habitacle, le confort, les roues directrices arrière, le double visage limousine / sportive, la qualité Porsche

On aime moins : le tarif à cause des nombreuses options, la consommation de 12 litres en moyenne, le gabarit imposant dans les parkings souterrains.

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A propos de l'auteur

Emmanuel Delion
Emmanuel Delion

Passionné par la Formule 1 depuis l'enfance, fan incontesté de Michael Schumacher, Damon Hill, ainsi que de la nouvelle génération : Lewis Hamilton et Sebastian Vettel, je vous propose de partager mes émotions à travers ce blog. Pilote à mes heures perdues, je partagerai avec vous mes sorties sur piste.

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