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Essai occasion : Suzuki Jimny Cabriolet, la meilleure voiture de plage !

Essai occasion : Suzuki Jimny Cabriolet, la meilleure voiture de plage !

4 commentaires 📅21 août 2014, 14:34

Alors évidemment, j’ai pour habitude de vous parler de voitures sportives, de monstres de puissances, vrombissants et ne roulant qu’au 98 d’octane ! je vais faire une exception avec cet engin qui est commercialisé en France depuis… 1998 ! J’ai eu la chance de pouvoir utiliser un Suzuki Jimny cabriolet, 1.3 litre, 85 chevaux, durant mes deux semaines de vacances dans l’Hérault. Comme j’ai eu un réel coup de cœur pour cet engin aux antipodes de mes goûts habituels, je vais partager avec vous mon expérience.

Le design exterieur

Suzuki Jimny

Il est vraiment mignon, on pourrait le croire sorti tout droit du catalogue Mini ! Avec seulement 1,6 mètre de large pour 3,67 de long, on est loin des mensurations actuelles des SUV. Notre modèle d’essai est équipé d’options le rendant particulièrement pimpant : pares chocs peints couleur caisse, inserts chromés (calandre), pares buffles chromés avant et arrière et marche pieds tout aussi rutilants. Les jantes ne sont pas d’origine, mais d’après mes recherches, conçues spécialement pour le Jimny. Et petite touche Rock’n’Roll : le couvre roue de secours aux couleurs des Rolling Stones ! Décapoté, il me fait littéralement craquer, et je n’ai qu’une seule envie : me rendre à la plage, le coude à la portière, en écoutant Paint in Black ou encore Sympathy for the Devil. Alors évidemment il faut qu’il soit décapoté : la bâche (étanche d’après ses propriétaires) est franchement laide sur la partie arrière, tandis qu’au-dessus des passagers avant vous pouvez la laisser en place et simplement la repousser en arrière, en un coup de main.

Suzuki Jimny

L’interieur

Suzuki Jimny

Alors évidemment, l’intérieur est… fonctionnel ! L’ensemble est en plastique dur gris clair, ça a le mérite de moins marquer la poussière. Néanmoins l’ensemble paraît vraiment solide, et toutes les commandes sont aisément accessibles. Le tout est rustique, mais il y a tout de même les vitres et les rétros électriques. Le tissu des sièges semble de bonne facture : notre star de l’été affiche tout de même 104.000 km au soleil, en cabriolet toute l’année, mais pas d’usure ni décoloration particulière à relever. Je connais des Citroën de la même époque qui ne peuvent pas s’enorgueillir d’aussi bien vieillir… Seul le volant accuse le coup, avec une décoloration aux endroits où on pose le plus souvent les mains. Un petit cache misère n’est pas superflu. Point étonnant vu le profil anti aérodynamique de la petite japonaise : les remous d’air sont faibles, devant comme derrière, jusqu’à 120 km/h en tout cas, vu que cet engin n’est pas vraiment fait pour aller plus vite…

La conduite

Le moteur délivre 85 ch sur notre version (existe aussi en 80 ch ou en 86 ch diesel), pour un poids d’environ 1 100 kg. L’auto est légère, le moteur vigoureux à bas régime. Pas la peine de le brusquer, passer 4 000 tr/min, il brasse de l’air plus qu’il n’accélère. Et puis de toute façon ça n’est pas la philosophie de cet engin. Mais pour rouler tranquillement à 90 km/h jusqu’à la plage, tout va bien ! La suspension n’est franchement pas confortable, voire même assez désagréable sur route défoncée, mais les jantes, plus hautes et plus larges qui équipent notre exemplaire sont sans aucun doute à incriminer… en revanche l’imprécision de la direction, son point milieu plus que flou et son louvoiement sur voies rapides ça n’est franchement pas terrible, mais j’ai trouvé ça fun ! Ça change des scalpels auxquels je suis habitué ! Le freinage n’est pas mauvais et étonnamment stable vu l’empattement court du Suzuki. Et encore, je n’ai pas utilisé la boîte de transfert qui permet de passer de propulsion à 4X4. La meilleure surprise vient sans aucun doute du maniement de la boite de vitesses 5 rapports : le pommeau tombe parfaitement sous la main, le guidage est parfait et les verrouillages dignes d’une Porsche ! Du coup on se prend à s’amuser avec dans le sinueux, tout en restant raisonnable, puisque ce n’est pas une Porsche…

Si je dois dresser un bilan, il est élogieux malgré tous les défauts cités ci-dessus. Parce que cette auto n’est pas faite pour les trajets autoroutiers, ni franchement pour la ville, malgré sa taille de puce et son rayon de braquage très court. La preuve : la portière de coffre s’ouvre de manière latérale, et non comme un hayon. Pas pratique à Paris par exemple… En revanche si vous considérez le Suzuki Jimny comme un véhicule de loisir dans une région côtière, il sera plus confortable, joli, fiable et polyvalent que les reines du genre : la Mini Moke ou encore la Citroën Méhari. Et de surcroît vous pourrez vous l’offrir pour beaucoup moins cher ! La Mini Moke et la Méhari s’échangent aujourd’hui autour des 15.000 €, contre une enveloppe entre 5.000 et 10.000 € pour un Jimny tel que nous l’avons essayé.

Suzuki Jimny

Allez, bonnes vacances !

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A propos de l'auteur

Guillaume Lescaroux
Guillaume Lescaroux

Passionné d'automobile depuis sa plus tendre enfance, Guillaume a toujours rêvé de pouvoir la partager avec toute personne sensible à ce secteur. Pilote à ses heures perdues, il a pris le volant pour Sport Auto lors de la saison 2011 de la Caterham Academy France.

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