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Essai circuit: Nissan GTR 2013

Essai circuit: Nissan GTR 2013

2 commentaires 📅11 avril 2014, 08:04

La nippone n’est pas une nouveauté, mais je n’avais pas encore eu l’occasion de l’essayer. Désormais, c’est chose faite, avec une version 2013 qui a subie quelques évolutions, puisque ses géniteurs ne cessent de l’améliorer progressivement sans la révolutionner au fil de sa carrière. On attend d’ailleurs la radicale version Nismo, qui débarquera d’ici quelques mois. Mais revenons à notre mouton… euh… non, la GTR n’a rien d’un mouton ! Je trouve que son surnom Godzilla lui sied à merveille, au-delà de ses origines nipponnes. De par son design, c’est subjectif, mais j’ai quand même un peu de mal : elle impressionne, c’est certain, mais manque tout de même de finesse… Surtout sa partie arrière, caricaturale. Mais c’est surtout pour son tempérament mécanique que ce surnom résume à lui seul le côté « monstrueux » de cette auto. Rien de scabreux, je vous rassure, mais c’est une véritable brute ! Les 550 chevaux catapultent littéralement la Nissan à la moindre sollicitation. Elle pousse très fort, tout le temps, partout, et on est vite frustré par le manque d’espace sur la piste du circuit de l’Ouest Parisien à Dreux, certes rythmée, mais un peu étriquée pour une auto aussi lourde et puissante.

photoGTR
La Nissan cache pourtant bien son embonpoint. On a clairement l’impression que la GTR est moins lourde que la réalité (près de 1.8 tonne tout de même, pleins et pilote compris…). Par rapport à une 997 Turbo que je connais très bien, elle est plus facile à emmener : malgré ses 200 kg supplémentaires on ne la sent pas handicapée. Sa boite à double embrayage est pour ainsi dire parfaite et rend encore plus facile son pilotage. Elle est plus édulcorée que la Porsche, que je trouve plus vivante, mais plus difficile aussi, surtout si on opte pour une version à boîte mécanique. La puissance passe parfaitement aux quatre roues motrices, et une fois de plus, pour une intégrale à moteur avant de ce poids, son agilité est bluffante. Je n’ai pas eu l’occasion de la conduire sur route mais aux dires de certains passionnés de mon entourage qui connaissent bien cette auto, il semble que ce soit là qu’elle émerveille son conducteur tant elle est facile en conduite dynamique. En tout cas, les quatre ventouses qui lient la japonaise à la route encaissent les coups de boutoirs du V6 3.8 bi-turbo mettent le conducteur en confiance totale et permettent d’exploiter la puissance sans arrière-pensée, ce qui n’est pas négligeable à ce niveau. De même le freinage est excellent : puissant, facile à doser, endurant. La direction quant à elle est typée « scalpel », et offre un ressenti correct, mais je m’attendais à plus aseptisé, c’est encore un bon point pour cette Nissan.

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L’habitacle m’a agréablement surpris : il ne doit pas être très photogénique, parce qu’en photo je l’ai toujours trouvé laid, mais une fois le tableau de bord sous les yeux, je vais faire amende honorable et dire que c’est bien plus beau que je ne le pensais. De même la qualité des matériaux et des assemblages est très bonne. Le modèle essayé était tendu de cuir bicolore noir et rouge, ainsi que d’un placage carbone mat du plus bel effet sur la console centrale. En réalité on y est très bien, quoique la position de conduite m’ait semblée un peu haute compte tenu de la sportivité de l’auto.

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La Nissan GTR est bien une auto surprenante, tant par ses performances, son comportement hors pair que par les bonnes surprises qu’elle vous réserve (feeling, habitacle, freinage compte tenu du poids). La supercar de Nissan doit même pouvoir devenir attachante malgré son côté « parfait », qui tranche avec son look bad boy. Une belle expérience automobile !

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A propos de l'auteur

Guillaume Lescaroux
Guillaume Lescaroux

Passionné d'automobile depuis sa plus tendre enfance, Guillaume a toujours rêvé de pouvoir la partager avec toute personne sensible à ce secteur. Pilote à ses heures perdues, il a pris le volant pour Sport Auto lors de la saison 2011 de la Caterham Academy France.

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