Auto Lifestyle

Trabant, tas de boue culte

Trabant, tas de boue culte

0 commentaire 📅22 mars 2013, 13:45

Lorsqu’on voit ce qu’est Audi aujourd’hui, on peine à se souvenir que bien avant, les quatre anneaux ont servi la RDA à travers le Trabant, LE tas de boue est-allemand !

Les premiers Trabant sortent de l'usine de Zwickau en 1958.

Les premiers Trabant sortent de l’usine de Zwickau en 1958.

Je vous l’ai dit et le répète, sur Auto Lifestyle, je m’en vais vous narrer les histoires automobiles qui me font (sou)rire. Ainsi, ne voyez pas en ma personnalité un horrible gaucho nostalgique de l’URSS et adorateur de sweat capuche à la faucille et au marteau, mais j’ai toujours eu une sympathie pour le Trabant (j’ai toujours dit unE Trabant). Ceux qui me connaissent ne seront pas si étonnés que ça.

Que peut-il bien y avoir de sexy dans un Trabant ? Strictement rien, nous sommes d’accord ! Mais son épopée industrielle et le sort commun fait au peuple est-allemand, a rendu ce véhicule typique d’une époque… qu’il s’agisse de vanter la propagande de la RDA que de passer à l’Ouest. Passons sur l’Histoire de Auto-Union, wikipedia le fait très bien, mais voici l’essentiel avec une naissance en 1932 du fait de l’union de 4 constructeurs, Audi inclu, s’installant à Zwickau, puis à Chemnitz formant avec Mercedes et BMW le tissu industriel de la Saxe des années 1930. Nationalisée après la seconde guerre mondiale, Auto-Union a subi l’armée rouge après le troisième Reich au point d’être baptisée Volkseigener Betrieb, soit une usine du peuple. En 1957, le politbüro décide d’une fusion totale des usines Audi. La VEB Sachsenring Automobilwerk est née à Zwickau. Vous comprendrez que la dénomination Trabant fut plus courante, nom du fameux modèle fabriqué à partir de 1958. S’en est suivi tout une série de modèles coupé, break, combi… affichant en 1968 une puissance phénoménale de 26 chevaux !

Jusqu’en 1990 ! 

Tranbant_601

Estampillée DDR, le Trabant est le symbole d’un pays vivant en autarcie à l’ombre du rideau de fer. Le Communisme et ses ravages : Même pantalon, même téléphone (pour les chanceux sur écoute), même poste de radio et même bagnole avec un moteur deux temps et une carrosserie en composite décliné jusqu’en 1990. Voiture du peuple, son prix était de 1000 Ostmarks… soit 116€ si l’on prend la conversion ‘‘pouvoir d’achat’’ et 511€ si l’on prend la conversion officielle après la chute du Mur. Ainsi, le Trabant était clairement une voiture petit budget, lourde, inconfortable… mais relativement fiable ! Un véritable tas de boue qui est devenu l’un des symboles d’un régime dans lequel nous ne sommes heureusement pas nés !

En regardant sur d’autres sites, on retrouve un Trabant 601 1.1 S Tramp Torpédo (avec moteur Volkswagen) fabriqué de 1989 à 1990 avec une cote de… 4 800€ ! Et dire que plus de 3 millions de Trabant ont vu le jour… et qu’au milieu des années 1980 il y a eu jusqu’à (tenez vous bien) 15 ans d’attente !

Le culte Trabi

La voiture du peuple de l’Allemagne de l’Est connait dans les années 2000 un culte voué par des passionnés. Une armée de fous furieux aux cheveux longs et à l’hygiène douteuse se réunissant chaque année pour évoquer de vieux souvenirs soviétiques et rire des incroyables quêtes de pièces détachés. On trouve en se baladant sur internet, des propriétaires du monde entier échangeant. L’un d’eux témoignait qu’en 2011, sa Trabi de 1989 avait passé avec succès le contrôle technique et les normes anti-pollutions (parisiennes) à la grande surprise du propriétaire et du contrôleur !

Je ne suis pas entrain de vous dire que le Trabant est une super voiture et que j’adhère au culte Trabi, loin de là. Mais juste une fois, pouvoir en approcher une et la conduire histoire de dire ça c’est fait ! Après tout, il s’agit là aussi d’une voiture de collection !

Boire ou choisir, il faut conduire le Trabant...ou pas.

Boire ou choisir, il faut conduire le Trabant…ou pas.

Partager cet article :

A propos de l'auteur

Benjamin Philippe
Benjamin Philippe

Moi c'est Benjamin ! Quatrième roue du carrosse Auto-Lifestyle.com ! Je vous l'avoue, je viens du foot, du poker... et plus récemment à l'automobile ! Mais mon expérience de journaliste et de CM me permet de parler de tout ! Alors ne comptez pas sur moi pour faire un travail sérieux sur un essai, je vous parle plutôt de ce qui me fait (sou)rire !

Aucun commentaire

Aucun commentaire !

Vous pouvez être le premier à commenter

Laisser un commentaire

Laisser un commentaire