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Essai : Volvo V90 Cross Country D4 AWD Geartronic 8 Luxe

Essai : Volvo V90 Cross Country D4 AWD Geartronic 8 Luxe

1 commentaire 📅04 mai 2017, 08:01

Volvo continue de renouveler sa gamme avec brio et succès. La vénérable marque venue de Suède fête dignement ses 90 ans en battant records sur records de ventes, et elle le mérite. En dehors d’offrir une alternative aux rouleaux compresseurs allemands qui trustent les premières places du segment premium, Volvo a une identité très forte et ne cesse d’innover, notamment en terme de sécurité active et passive de ses véhicules. Mais Volvo c’est aussi « a way of life », une manière de vivre différente. C’est ce que nous a proposé Volvo en 1997 en innovant avec sa V70 Cross Country : un break réhaussé, avec des pare-chocs remaniés et quatre roues motrices. Peu connu, c’est en réalité la Volvo XC 70 de 2000 qui lance la mode des breaks chics aux capacités de tout-terrain. Depuis la recette a fait fortune, attiré la concurrence sur le créneau, et a su s’imposer dans les gammes des grands constructeurs premium malgré l’essor des SUV et le désamour pour les breaks. Le Volvo V90, phénoménal break chic et dynamique devient un baroudeur à son tour dans cette très séduisante déclinaison Cross Country.

Volvo V90 Cross Country

Volvo V90 Cross Country AWD : design et vie à bord

Design extérieur

La V90 étant déjà statutaire, large et élancée, la Cross Country prend en plus de la hauteur. Cela en fait une auto qui se remarque. Elle est assurément belle et se démarque des productions allemandes. Si elle perd un peu en élégance dans cette déclinaison tout chemin, elle gagne quelques protections de carrosserie qui en soulageront certains. De même, les pneus aux hauts flancs garantissent de préserver les jantes des coups de trottoirs… Moins massive que le SUV XC90, la V90 CC en reprend tous les codes stylistiques. La signature lumineuse à l’avant, qui reprend le marteau de Thor est bien présente, tandis qu’à l’arrière, pas de doute, c’est bien une Volvo. Mais c’est terminé, le break rectangulaire. Cette V90 adopte un hayon « coupé », façon fastback, qui dynamise la ligne. Les hanches sculptées impressionnent. La qualité des matériaux, des assemblages et de la peinture ne souffrent d’aucune critique. 4.90m de long pour 1.90m  de large, c’est ce qu’on appel un beau bébé, tout en lignes tendues et étirées.

Volvo V90 Cross Country

Habitacle : vaste, confortable, indispensable

Je vais le répéter : les sièges Volvo sont sans aucun doute parmi les meilleurs de la production automobile. Bien dessinés, confortables, élégants, dans la finition Luxe que nous avons eu la chance d’essayer, ils sont en plus chauffants, ventilés et massants ! Si ce n’est pas une nouveauté, tout cet apanage semble adéquat avec la philosophie de la V90 Cross Country. Le tableau de bord est identique à celui du XC90. Luxueux, bien dessiné, des matériaux nobles et une finition presque parfaite nous font nous sentir bien. La position de conduite, ou de voyage pour les passagers, se trouve facilement. Le système info-média, tactile, est plutôt simple d’utilisation et instinctif. Néanmoins, il faut reconnaître que les nombreux menus et sous menus peuvent parfois capter l’attention plus que de raison lorsqu’on est derrière le volant… L’interface pourrait également être plus fun ou colorée, celle-ci étant franchement tristounette. On recommande encore chaudement le système audio Bower&Wilkins. Cher mais il transforme littéralement votre habitacle en salle de concert !

Volvo V90 Cross Country

Le coffre est quant à lui très vaste avec 560 à 1 526 litres.

Volvo V90 Cross Country

Volvo V90 Cross Country AWD : la conduite

Doté d’un quatre cylindres turbo de 190 ch, notre V90 CC D4 n’est pas une break de chasse, mais il est suffisamment bien motorisé pour se sortir de toutes les situations et s’avérer impérial sur l’autoroute. Ses 400 Nm de couple s’avèrent précieux dans les relances. La boite de vitesses automatique Geartronic à 8 rapports est très douce et réactive. Il ne lui manque que des palettes au volant afin de jouer du frein moteur, par exemple. Relativement frugale, nous n’aurons consommé que 8.4l/100 km, ce qui est une performance honorable compte tenu du gabarit, des quatre roues motrices et du poids conséquent, avec 1 825 kg annoncés. Certainement plus proche encore des deux tonnes avec les pleins faits et avec l’équipement complet dont dispose notre modèle d’essai.

Volvo V90 Cross Country

Volvo sait très bien suspendre ses autos. En effet, même haut-perchée, la V90 CC ne prend pas de roulis exagéré, bien qu’elle ne soit pas faite pour être brusquée. Les mouvement de caisse sont maîtrisés et cette super routière est confortable en toute situation.

Les quatre roues motrices sont un surplus de sécurité et permettent avec la garde au sol surélevée de crapahuter en dehors des chemins goudronnés.

La boite de vitesse automatique Geartronic à 8 rapports est exemplaire par sa douceur et sa gestion. Dommage qu’il n’y ait pas de palettes derrière le volant, parfois utiles.

Son gabarit imposant peut faire peur, mais il se conduit facilement ce porte avion suédois ! A vrai dire, même dans les espaces les plus restreints il reste facile à manœuvrer, bien secondé par sa caméra à 360°.

Volvo V90 Cross Country AWD : les tarifs

Démarrant à 53 550 €, la Cross Country réclame quasiment 10 000 € de plus que la V90 qui débute à 45 150 €. C’est beaucoup plus… Mais elle reste moins chère que le XC90 qui lui se veut plus élitiste, en débutant à 59 000 €.

Notre modèle d’essai, en D4 et avec la finition Luxe émarge à 76 970 €. Volvo est définitivement une marque premium. Si la mécanique manque probablement de la noblesse d’un six cylindres, pour tout le reste, elle le vaut.

Volvo V90 Cross Country

Conclusion

La Volvo V90 Cross Country est une voiture vraiment intéressante pour ceux qui veulent concilier le meilleur des deux monde entre une grande routière et un SUV. C’est le choix du roi, en somme !

 

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A propos de l'auteur

Guillaume Lescaroux
Guillaume Lescaroux

Passionné d’automobile depuis sa plus tendre enfance, Guillaume a toujours rêvé de pouvoir la partager avec toute personne sensible à ce secteur. Pilote à ses heures perdues, il a pris le volant pour Sport Auto lors de la saison 2011 de la Caterham Academy France.

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