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Essai routier : Mini Cooper S Roadster

Essai routier : Mini Cooper S Roadster

0 commentaire 📅03 mars 2013, 19:59

Quelle gueule cette Mini Cooper S Roadster ! On a envie d’en prendre le volant, cheveux au vent, pour une ballade rythmée au son des crépitements de la double sortie d’échappement centrale. La berline étant déjà une auto franchement amusante à emmener, le Roadster est-il capable de réussir là ou le Cabriolet a échoué et procurer un plaisir de conduite décuplé.

Concrètement, rien ne change : le châssis, le design intérieur comme extérieur (dans le sens où on l’identifie immédiatement comme une Mini), les mécaniques, les boîtes de vitesses, les listes d’options longues comme un jour sans pain, … Pourtant, cette version est plus sexy ! Cela est sans aucun doute dû au fait que nous n’avons affaire qu’à une stricte deux places, ce qui lui garantit une ligne plus équilibrée : les passagers sont bien au centre de l’auto, et le pare brise plus court et incliné de treize degrés. Ca ne paraît rien, mais cela change tout ! La ligne de cette Mini Cooper S Roadster est plus racée, plus sportive, moins mièvre, qu’elle soit capotée ou décapotée. En parlant de capote, celle-ci peut être électrique et fonctionner en dessous de 50 km/h, et offre un confort digne de n’importe qu’elle autre auto moderne, bien qu’elle soit simplifiée par rapport au couvre chef du Cabriolet. Autre nouveauté : le becquet rétractable sur le coffre. Celui-ci se lève dès 80 km/h et se remet en place en redescendant sous les 60. Malgré son coté néo rétro, cette auto est moderne !

Mini Cooper S Roadster

L’intérieur de notre version d’essai est splendide : le cuir Lounge avec les passe-poils offre un réel plus à l’auto, et le Mini Connect, qui gère la partie télécommunication, mais est aussi une sorte de super ordinateur de bord, bien pratique pour enfin connaître la température moteur… Car oui, sans cette option, vous n’avez même pas droit de connaître cette donnée Ô combien importante. Shame on you Mini ! Cette interface offre aussi la possibilité d’évaluer votre conduite : comment vous passez les virages, la puissance moteur utilisée, mais aussi les G encaissés, etc… Pas franchement utile, surtout sur une auto de 184 chevaux pas conçue pour la piste, mais fun, donc bien dans l’esprit Mini et de ce Roadster.

Compteur Mini Cooper S Roadster

A conduire on prend beaucoup de plaisir. Déjà parce qu’elle conserve l’agilité de la « berline », point important à signaler puisque c’est tout de même le point fort de cette auto, et cela depuis 1959 ! Ensuite parce qu’on profite de sa jolie sonorité à l’échappement, surtout si vous pressez le bouton Sport : en plus de l’overboost (pour un couple porté à 260 Nm) les échappements pétaradent à chaque levé de pied ! Merci pour la discrétion, mais indispensable !

L’auto est très saine, parfaitement suspendue et bien que la Mini ait la réputation d’être « tape cul », ce n’est pas le cas, surtout si vous avez opté pour de vrais pneus avec un kit de secours. Les pneus Runflat rendent toutes les Mini moins confortables, notamment lorsqu’ils commencent à être sous gonflés : vraiment quand ils commencent tout juste à l’être ! Par ailleurs cette auto communique beaucoup, on sent bien la route défiler, ainsi que les pertes de motricités très fréquentes. Mais il faut reconnaître que ce quatre pattes turbo de seulement 1,6 litre est rageur ! même sur autoroute ça bombarde, ce qui étonne toujours pour une auto aux accents citadins. Mais la Mini Cooper S Roadster vous réserve une surprise de taille pour les voyages : son coffre est vraiment immense pour la catégorie et incomparable à celui de la berline !

Mini Cooper S Roadster

C’est une auto qui est parfaite à emmener à 80% de ses capacités châssis, quelque soit la carrosserie. Au delà elle se départit et devient pointue à piloter : le train avant, bien que mordant, est dépassé. C’est dommage au regard de l’équilibre de cette voiture et de son freinage exceptionnel, que ce soit dans son endurance, sa puissance, ou encore dans son dosage très aisé. De même, le pédalier en aluminium vous permet de faire des talons pointes (une DS3 ne le permet pas…), ce qui invite à l’attaque à outrance, donc un train avant un peu plus apte à encaisser le couple aurait été le bienvenu.

Au final, on a le coup de coeur pour ce craquant Roadster : sa ligne et surtout le plaisir qu’on prend à le conduire me pousse à penser qu’il s’agit de la meilleure Mini de la gamme actuelle. Elle est belle, performante, exclusive, et parfaitement armée pour les voyages.

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A propos de l'auteur

Guillaume Lescaroux
Guillaume Lescaroux

Passionné d'automobile depuis sa plus tendre enfance, Guillaume a toujours rêvé de pouvoir la partager avec toute personne sensible à ce secteur. Pilote à ses heures perdues, il a pris le volant pour Sport Auto lors de la saison 2011 de la Caterham Academy France.

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