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Essai circuit Ferrari 458 Italia

Essai circuit Ferrari 458 Italia

1 commentaire 📅27 décembre 2012, 20:19

Certes, ce n’est pas la nouveauté de l’année, puisque la Ferrari 458 Italia est apparue en 2010. Mais je voulais délivrer mes modestes impressions sur ce missile sol-sol que j’ai découvert sur la piste du Laquais le mois dernier, en étant le plus objectif possible, puisque tout a été dit sur elle et tous les superlatifs déjà utilisés.

Vue aérienne Circuit du Laquais - ©Circuit du Laquais

Vue aérienne Circuit du Laquais – ©Circuit du Laquais

L’ esthetisme de la Ferrari 458 Italia

Je vais passer sur sa plastique extérieure, c’est subjectif, et la majorité des amoureux de belles automobiles ont certainement eu le loisir de se rincer l’œil sur le sujet et peut être même d’en croiser une, sur les routes ou dans un showroom. Je la trouve : aussi belle qu’une 430, plus qu’une 360, moins qu’une 355…

Ferrari 458 Italia

Ferrari 458 Italia – © circuit du Laquais

L’intérieur en revanche, est peut-être moins connu que ses lignes acérées. La qualité est clairement en hausse et la finition est meilleure que dans ses aïeules. En revanche je ne trouve pas que ce soit beau ou agréable à l’œil. Certes une Ferrari ça se conduit, ça se pilote, mais quand même, il faut que son cockpit vous donne envie non ? D’ailleurs, ils savent pourtant faire chez Ferrari : la California et la F12 ont de très beaux tableaux de bord, de véritables invitations !

Les impressions au volant de la Ferrari 458 Italia

Côté pilotage… et bien c’est excellent. Le moteur est incroyable : ça pousse très fort, sans aucune inertie, à absolument tous les régimes disponibles. Le V8 4.5L de 570 chevaux s’arrache dès qu’on lui demande, sur les six premiers rapports de la boîte robotisée en comprenant sept. Quant à son chant il faut l’entendre pour le croire ! Ce sont surtout les vibrations dans les alentours qui marquent la différence avec les autres productions actuelles capables d’émettre un beau bruit également. Rien ne prend plus aux tripes qu’une Ferrari sur ce point.

Ferrari 458 Italia

Ferrari 458 Italia – © circuit du Laquais

La boîte est fabuleuse. La F1 de la 430 Scuderia était déjà bluffante par sa rapidité et sa facilité d’utilisation, mais là cette boîte double embrayage ne souffre d’aucune critique, d’autant qu’on a une sensation de solidité de l’ensemble qui ne prédominait pas franchement sur les F1…

L’équilibre de l’auto est phénoménal, une vraie ballerine : c’est léger, vif, instantané. Quel travail ! Le train avant est sidérant : dès qu’on braque, ce n’est pas un scalpel comme un autre, on sent immédiatement que les limites sont repoussées à une extrémité inconnue sur une sportive conçue pour la route. Il doit vraiment falloir rentrer n’importe comment dans un virage, ou à des vitesses complètement stupides pour sous-virer ! Le train arrière suit et c’est tant mieux : vu la vitesse d’entrée en virage ce serait moche de se battre avec le reste de l’auto..

Ferrari 458 Italia

Ferrari 458 Italia – © circuit du Laquais

J’ai trouvé le touché de la pédale de freins intéressant également, on voit très nettement que Ferrari domine parfaitement la technologie des freins carbone-céramiques : en dehors des bienfaits en termes d’endurance à l’échauffement, c’est le toucher de cette pédale de freins qui m’a plu. Pour être plus clair, dans une Lamborghini LP 560-4, je n’ai pas du tout été convaincu : c’est tout ou rien, donc vraiment difficile d’être dégressif comme progressif d’ailleurs. En gros sur la Ferrari 458 Italia, pas d’habitude à prendre ou à désapprendre, c’est instinctif.

Ferrari 458 Italia

Ferrari 458 Italia – © circuit du Laquais

Pour conclure, et je vais essayer de rester objectif jusqu’au bout, c’est tout simplement magnifique d’avoir le privilège de prendre le volant d’une telle auto. Oui, si je le pouvais, j’aimerais en posséder une. Mais je l’ai trouvée trop facile à exploiter. En soit on ne peut pas lui reprocher, bien évidemment, mais il y a un côté « aseptisé », trop simple, qui n’est pas gratifiant pour son pilote. En fait, avec cette auto, sur des journées circuits et autres journées club, vous serez devant tout le monde en performance, mais le plaisir que prendra le voisin avec une auto où il faut se cracher dans les mains pour en tirer la quintessence sera plus grand et gratifiant que le vôtre… En revanche, si je dois retenir une chose qui m’a marqué par rapport à tout ce qui a pu être déjà dit sur la 458, en dehors du son, c’est son train avant ! Depuis que j’y ai goûté il me prend de rêver à l’essai d’une Ferrari 458 Italia Challenge, forcément plus libérée (donc moins « aseptisée »), équipée de pneus slicks, histoire d’aller encore plus loin dans les vitesses d’entrées en courbes ! Papa Noël, si tu m’écoutes, ceci est une spéciale dédicace !

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A propos de l'auteur

Guillaume Lescaroux
Guillaume Lescaroux

Passionné d'automobile depuis sa plus tendre enfance, Guillaume a toujours rêvé de pouvoir la partager avec toute personne sensible à ce secteur. Pilote à ses heures perdues, il a pris le volant pour Sport Auto lors de la saison 2011 de la Caterham Academy France.

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